Fonctionnalités, limites, installation et FAQ : les équipes Ozérim font le point complet sur PegaProx, le dashboard[...]

Vous cherchez une alternative à Office 365 pour votre PME, parce que la facture Microsoft 365 grimpe ou parce que la question de la souveraineté de vos données vous préoccupe ? Nextcloud est l’une des alternatives européennes les plus reconnues.
Cet article compare honnêtement Microsoft 365 et Nextcloud : les prix, les fonctionnalités, la maîtrise des coûts et la protection des données.
Sans passer sous silence les forces et les faiblesses de chaque solution collaborative.
À retenir en 3 points
- Microsoft 365 reste la suite collaborative la plus aboutie du marché, mais sa trajectoire tarifaire est clairement à la hausse depuis 2022.
- Nextcloud est une alternative souveraine, hébergée en France chez OVHcloud dans les offres Ozérim, sans licence logicielle par utilisateur, qui couvre l’essentiel des besoins d’une PME.
- Le bon choix dépend de vos usages réels. Un audit sans engagement permet de trancher rapidement.
Pendant dix ans, Microsoft n’a pas touché à ses prix. Depuis 2022, la tendance s’est inversée. Voici les faits, dans l’ordre.
En mars 2022, Microsoft applique sa première hausse tarifaire depuis le lancement d’Office 365 en 2011.
Jared Spataro, alors responsable de la suite collaborative de Microsoft, parle de « la première mise à jour substantielle des tarifs depuis le lancement d’Office 365 il y a dix ans », avec une augmentation moyenne d’environ 20 % par utilisateur sur les offres concernées.
Business Basic passe de 5 à 6 dollars par utilisateur et par mois, Business Premium de 20 à 22 dollars.
En avril 2023, nouvelle hausse : +11 % sur la zone euro. Officiellement, il s’agit d’aligner les prix en euros sur le dollar. Microsoft instaure alors un mécanisme de révision semestrielle des tarifs selon le taux de change.
En avril 2025, Microsoft ajoute une majoration de 5 % sur les abonnements annuels réglés mensuellement. Payer son contrat annuel en douze fois a désormais un coût.
Soyons honnêtes : la trajectoire n’est pas une ligne droite.
Au 1ᵉʳ février 2026, Microsoft baisse ses tarifs en euros d’environ 7,4 %, à cause de l’affaiblissement du dollar face à l’euro.
Une bonne nouvelle pour les clients européens, mais à relativiser : les contrats annuels en cours conservent leur tarif jusqu’à leur échéance.
Seuls les nouveaux abonnements et les renouvellements signés à partir de février profitent de la baisse, dans une fenêtre de quelques mois.
Car au 1ᵉʳ juillet 2026, une hausse structurelle prend le relais.
Annoncée par Microsoft le 4 décembre 2025, elle fait passer Business Basic de 6 à 7 dollars (+16,7 %) et la licence frontline F1 de 2,25 à 3 dollars (+33 % avec Teams).
Microsoft justifie ces hausses par l’intégration de Copilot Chat et le renforcement de la sécurité.
Bonne nouvelle en revanche : Business Premium (maintenu à 22 dollars) et Office 365 E1 ne sont pas concernés, leur prix reste stable.
En France, les tarifs publics par utilisateur et par mois (paiement annuel, hors taxes) évoluent ainsi :
Dans l’Hexagone, la hausse s’applique à la date anniversaire de chaque contrat, donc de façon échelonnée entre janvier et décembre 2026 selon les renouvellements.
Ce qu’il faut comprendre : prise isolément, chaque hausse paraît modeste.
Cumulées sur plusieurs années et multipliées par le nombre de collaborateurs, elles pèsent sur le budget IT d’une PME.
Enfin, la mécanique de révision semestrielle installe une incertitude durable sur vos coûts.
Beaucoup de dirigeants pensent que si leurs données sont hébergées dans un datacenter en Europe, elles échappent au droit américain. C’est une erreur fréquente.
Le CLOUD Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act) est une loi fédérale américaine mise en œuvre depuis 2018.
Elle permet aux autorités américaines d’exiger l’accès aux données détenues par une entreprise de droit américain, où que ces données soient stockées dans le monde.
Le point important est là : ce qui compte, ce n’est pas l’endroit où sont vos données, mais la nationalité de l’entreprise qui les gère.
Un datacenter Microsoft situé à Paris n’immunise pas vos données contre une demande des autorités américaines, car Microsoft est une société américaine, qui dépend donc du droit américain.
Le 10 juin 2025, devant la commission d’enquête du Sénat français sur la commande publique, Anton Carniaux, directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France, a été interrogé sous serment.
À la question du rapporteur Dany Wattebled, qui lui demandait s’il pouvait garantir que les données de citoyens français ne seraient jamais transmises aux autorités américaines, il a répondu :
« Non, je ne peux pas le garantir, mais, encore une fois, cela ne s’est encore jamais produit. »
C’est pourquoi les pouvoirs publics français recommandent la prudence.
La CNIL a recommandé dès 2021 aux établissements de l’enseignement supérieur de privilégier des prestataires soumis exclusivement au droit européen, qui hébergent les données dans l’Union et ne les transfèrent pas vers les États-Unis.
Fin 2022, le ministère de l’Éducation nationale a confirmé la fin du déploiement des offres gratuites d’Office 365 et de Google Workspace dans les écoles.
À cela s’ajoute la directive européenne NIS2.
Adoptée en 2022 et entrée en application au niveau européen en octobre 2024, elle impose des obligations de cybersécurité à des milliers d’entités dans 18 secteurs, dès 50 salariés ou 10 millions d’euros de chiffre d’affaires.
En France, sa transposition est attendue courant 2026.
La souveraineté et la maîtrise des données ne sont plus un sujet de spécialiste : elles deviennent un enjeu de conformité, y compris pour les sous-traitants d’entreprises concernées.
Nextcloud est une plateforme collaborative open source.
Concrètement, c’est un espace de travail en ligne où vos équipes stockent, partagent et modifient leurs fichiers, gèrent des agendas, des contacts, des visioconférences et des tâches, le tout depuis un navigateur ou une application.
L’éditeur est Nextcloud GmbH, une société allemande fondée en 2016 par Frank Karlitschek.
Le logiciel est distribué sous licence AGPLv3, une licence open source.
En résumé, il n’y a pas de redevance de licence par utilisateur. Vous payez l’infrastructure et l’accompagnement, pas un droit d’usage par tête.
Autour du socle, un écosystème de plusieurs centaines d’applications permet d’ajouter des fonctionnalités selon vos besoins : édition de documents, messagerie, gestion de projet, signature électronique, et bien d’autres.
Voici comment les briques Microsoft 365 se traduisent côté Nextcloud.
| Besoin | Microsoft 365 | Nextcloud |
|---|---|---|
| Stockage et partage de fichiers | OneDrive / SharePoint | Nextcloud Files |
| Édition de documents | Word, Excel, PowerPoint | OnlyOffice ou Collabora Online |
| Messagerie et agenda | Outlook / Exchange | App Mail + Agenda + Contacts |
| Visioconférence et chat | Microsoft Teams | Nextcloud Talk |
| Gestion de projet et tâches | Planner / To Do | Deck + Tasks |
| Notes | OneNote | Notes |
Chez Ozérim, Nextcloud est le socle de nos offres Oz Starter et Oz Starter+, présentées sur notre page dédiée aux outils collaboratifs pour entreprise.
Nous l’hébergeons en France, chez OVHcloud, dans des datacenters certifiés ISO 27001 et dans une zone 3AZ.
Face à Microsoft 365, les alternatives ne manquent pas.
Les suites bureautiques gratuites comme LibreOffice, référence du logiciel libre, ou WPS Office, dont la version gratuite mise sur la compatibilité avec les formats Microsoft Office, remplacent Word ou Excel sur un poste de travail : traitement de texte, tableur, présentations.
Néanmoins, elles ne couvrent ni le partage de fichiers, ni la messagerie, ni les visioconférences, ni l’espace de stockage partagé nécessaires pour collaborer en équipe.
Pour une PME qui cherche une véritable plateforme collaborative, Nextcloud est l’alternative la plus souvent citée.
Toutefois, aucune des deux solutions n’est parfaite.
Voici notre analyse de terrain, forces et limites comprises.
Reconnaissons-le d’emblée : en tant que suite bureautique, Microsoft 365 garde une longueur d’avance.
L’édition collaborative native de Word et Excel est très fluide, y compris sur des documents complexes.
Teams est mature pour les grandes réunions.
Et surtout, il n’y a aucun serveur à gérer, ce qui est un vrai atout pour une PME sans ressource IT interne.
Nextcloud, de son côté, couvre l’essentiel des besoins quotidiens d’une PME, avec une maîtrise totale des données.
Mais, il a des limites réelles qu’il faut connaître.
| Critère | Microsoft 365 | Nextcloud |
|---|---|---|
| Édition de documents simples | Excellente, native | Excellente via OnlyOffice / Bonne via Collabora |
| Documents complexes (macros, tableaux croisés dynamiques) | Excellente | Moins fluide, certaines fonctions non prises en charge |
| Visioconférence grandes réunions | Teams, très mature | Talk, adapté à tout type de réunion |
| Enregistrement, sous-titrage réunions | Complet | Plus limité (Sous titrage non implémenté) |
| Messagerie e-mail | Outlook, très complet | App Mail basique |
| Souveraineté des données | Soumis au CLOUD Act | Hébergement souverain en France |
| Coût par utilisateur | Licence mensuelle par tête | Pas de licence par utilisateur |
| Sauvegarde des données | Simple corbeille | Corbeille + Sauvegarde infogérée par le prestataire |
Les limites de Nextcloud, sans détour :
C’est souvent là que la comparaison devient parlante.
Les tableaux ci-dessous sont des exemples indicatifs, basés sur nos tarifs en vigueur à la date de publication et sur les tarifs publics Microsoft 365 Business Standard en France (11,70 € HT par utilisateur et par mois, puis 13,10 € HT après la hausse appliquée au renouvellement).
Chaque situation étant différente, ils ne remplacent pas un devis personnalisé.
Nos tarifs Nextcloud infogéré sont tout inclus : infrastructure, infogérance et stockage global de l’entreprise, sans facturation par tête.
Le coût moyen constaté sur notre parc clients est de 8,87 euros HT par utilisateur et par mois.
Plus une entreprise compte d’utilisateurs, plus ce coût unitaire diminue.
Le déploiement initial et la migration sont facturés une seule fois, sur devis.
Exemple pour 15 utilisateurs, sur 3 ans
| Poste | Microsoft 365 Business Standard | Nextcloud infogéré Ozérim |
|---|---|---|
| Coût sur 3 ans | environ 6 820 euros HT (avec hausse estimée en année 3) | environ 4 790 euros HT |
| Écart | environ 2 030 euros d’économie |
Exemple pour 31 utilisateurs, sur 3 ans
| Poste | Microsoft 365 | Nextcloud infogéré Ozérim |
|---|---|---|
| Coût sur 3 ans | environ 14 100 euros HT (avec hausse estimée en année 3) | environ 9 900 euros HT |
| Écart | environ 4 200 euros d’économie |
Ces exemples reposent sur le coût moyen.
En pratique, le tarif unitaire Nextcloud baisse avec le nombre d’utilisateurs, alors que Microsoft facture chaque licence au même prix.
L’écart réel est donc souvent plus favorable à Nextcloud pour les équipes les plus nombreuses !
Soyons clairs, car c’est un argument souvent mal présenté.
Avec Microsoft 365, il n’y a aucun serveur à gérer. C’est un vrai avantage pour une PME sans équipe informatique.
Avec Nextcloud auto-hébergé en interne, il y a un serveur à maintenir, à mettre à jour et à sécuriser. C’est une charge réelle.
Mais, dans notre modèle, cette charge n’est pas la vôtre.
En effet, Ozérim assure l’infogérance complète :
Vous retrouvez donc le confort du « zéro gestion serveur » de Microsoft 365, tout en gardant vos données en France.
Nextcloud est un excellent choix si :
Nextcloud est moins adapté si :
Une approche hybride est possible : garder Microsoft pour quelques utilisateurs aux besoins spécifiques, et basculer le reste de l’équipe sur Nextcloud.
C’est justement le rôle d’un audit que de trancher, poste par poste.
Une migration réussie n’est pas un pari technique, c’est une méthode.
La nôtre tient en 6 étapes :
Un point important à souligner : certains éléments ne sont pas transférables, comme les historiques de conversations Teams qui ne sont généralement pas repris lors d’une migration standard vers Nextcloud.
Vos fichiers, vos contacts et vos agendas se transfèrent, mais il faut anticiper la perte de ces fils de discussion.
Comptez un délai de migration réaliste de 3 à 6 semaines selon la taille de l’entreprise.
Nous pouvons aussi déployer Nextcloud sur votre infrastructure Proxmox existante, Ozérim étant Proxmox Authorized Reseller.
Vous voulez savoir si Nextcloud est fait pour vous ?
Découvrez nos offres Oz Starter et Oz Starter+, ou demandez un premier échange sans engagement.
Le logiciel Nextcloud est open source et ne nécessite pas de licence logicielle par utilisateur.
Mais un usage professionnel fiable implique des coûts d’infrastructure, d’hébergement et d’infogérance.
Chez Ozérim, ces coûts sont regroupés dans un tarif tout inclus, sans facturation par tête.
Pour la gestion des e-mails, des agendas et des contacts au quotidien, oui, via les applications Mail, Agenda et Contacts.
L’application Mail reste toutefois plus basique qu’Outlook.
Pour des besoins avancés, nous la couplons à un serveur mail dédié.
Oui. Les données sont hébergées en France, chez OVHcloud, dans des datacenters certifiés ISO 27001.
Chiffrement, double authentification et sauvegardes régulières sont mis en place.
Et surtout, vos données sont hébergées et administrées dans un environnement soumis au droit français et européen.
Le déploiement initial et la migration sont facturés une seule fois, sur devis, car cela dépend du volume de données et du nombre d’utilisateurs.
L’abonnement mensuel, lui, est tout inclus.
Contactez-nous pour une estimation adaptée à votre situation.
Oui.
Des applications officielles existent pour iOS et Android.
Elles permettent d’accéder aux fichiers, de les consulter hors ligne, de synchroniser automatiquement les photos et d’utiliser Nextcloud Talk.
Agendas et contacts se synchronisent aussi avec les applications natives du téléphone.
Vous hésitez entre Microsoft 365 et Nextcloud ?
Le plus simple est d’en parler.
Un audit sans engagement suffit à savoir quelle alternative à Microsoft 365 correspond à vos usages et à votre budget.
Échangez avec un expert Ozérim.
Sources : Microsoft 365 Blog, Microsoft Licensing, Le Monde Informatique, Isatech, Plateya, Sénat, L’Usine Digitale, CLOUD Act – Wikipedia, Siècle Digital, Numeum, Nextcloud, Nextcloud Talk, MassiveGRID, OVHcloud
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